Vous cherchez surtout deux choses : les liens officiels d’Immocitiz pour éviter les pages douteuses, et une réponse claire sur la liquidation judiciaire. Les éléments utiles tiennent en peu de points : où vérifier l’identité de la société, ce que recouvre l’offre « clé en main », et quelles démarches enclencher si vous aviez un projet en cours.
En bref
- Canaux à privilégier : le site officiel et le LinkedIn d’Immocitiz (2 518 followers, équipe annoncée 11-50) pour repérer ce qui est encore actif et cohérent.
- Liquidation judiciaire : cessation des paiements au 14/09/2023, jugement d’ouverture au 18/10/2023 (procédure n°2023-568, tribunal de commerce de Nantes).
- Interlocuteur : liquidateur SCP MJURIS, représentée par Maître Aude Pelloquin, 5 rue Crébillon, 44000 Nantes. Déclaration de créances : dans les deux mois à compter de la publication au BODACC.
- Point budget : l’offre mettait en avant 7,7 % d’honoraires sur le global du projet (minimum 7 000 €) et des rendements « net » annoncés entre 5 % et 10 % selon les supports.
Aller vite au bon endroit : repérer les canaux officiels sans se tromper
Quand une société traverse une période sensible, le vrai point de bascule, c’est de revenir aux canaux officiels et de vérifier que tout ce que vous lisez renvoie bien à la même entité. Pour Immocitiz, deux repères sont particulièrement pratiques pour un investisseur : le site (informations, contact, éventuels espaces de suivi) et le profil LinkedIn (signal de continuité et d’actualité). Sur LinkedIn, Immocitiz affiche 2 518 followers et une taille d’équipe annoncée entre 11 et 50 employés, ce qui aide à distinguer une page active d’un clone ou d’une page abandonnée.
Mon réflexe, sur un projet bien cadré, est toujours le même : je m’assure d’abord que le nom et les identifiants concordent. Ici, vous pouvez rencontrer deux graphies, « IMMOCITIZ » et « IMMOCITIZ’ ». Ce n’est pas forcément un problème, mais cela impose de recouper avec des identifiants stables (SIREN, SIRET), surtout si vous devez écrire à un interlocuteur officiel (banque, notaire, liquidateur) ou rattacher des paiements et des contrats.
Identité légale : les identifiants à avoir sous la main avant toute démarche
Si vous devez sécuriser un dossier, éviter les erreurs d’homonymie et parler aux bons interlocuteurs, gardez une fiche d’identité simple. Immocitiz (IMMOCITIZ’) est une SAS au capital social de 7 500,00 €. Les identifiants utiles à conserver sont : SIREN 790 090 872, SIRET du siège 79009087200058, et TVA intracommunautaire FR28790090872.
Côté adresses, deux adresses sont indiquées. Le siège social déclaré est au 3 allée Alphonse Fillion, 44120 Vertou. Une adresse commerciale est située au 11 bis rue Scribe, 75009 Paris. En pratique, c’est souvent ici que tout se joue : quand vous envoyez un courrier recommandé, quand vous constituez un dossier de créance, ou quand vous devez rattacher un contrat à la bonne structure, ces informations évitent bien des mauvaises surprises.
Liquidation judiciaire : ce qui est confirmé et ce que cela change concrètement pour vous
Les jalons à connaître sont nets. La date de cessation des paiements est fixée au 14/09/2023. Le jugement d’ouverture de liquidation judiciaire intervient au 18/10/2023. La procédure est enregistrée sous le n°2023-568 auprès du tribunal de commerce de Nantes. Si vous aviez un projet en cours, ces éléments servent de cadre : ils orientent vos démarches et vos délais.
L’interlocuteur central côté procédure est le liquidateur : SCP MJURIS, représentée par Maître Aude Pelloquin, 5 rue Crébillon, 44000 Nantes. Ce poste mérite d’être isolé : toute demande relative à une créance (acompte, facture, somme due, préjudice contractuel selon votre situation) doit être organisée proprement, pièces à l’appui, avec un calendrier tenu. Le délai annoncé pour la déclaration de créances est de deux mois à compter de la publication au BODACC. Le point important, c’est le déclencheur : « à compter de la publication », pas à compter du jour où vous l’apprenez.
Vous pouvez aussi rencontrer un « avis de dépôt de relevés de créances salariales » avec la référence 12440485. Retenez l’essentiel : il s’agit d’un relevé lié aux créances salariales. Cela ne signifie pas automatiquement que votre situation d’investisseur ou de client y figure. Ne mélangez pas les catégories, et revenez à vos documents (contrat, factures, preuve de virement, échéancier) pour qualifier votre propre créance.
Garantie financière : comprendre la mention Galian sans perdre du temps
Dans ce type de dossier, un deuxième circuit peut exister : celui d’un garant financier. Ici, le garant est Galian Assurances (RCS 423 703 032). Deux notions méritent d’être comprises simplement, car elles influencent votre timing.
Première notion : la fin de garantie annoncée « trois jours francs après la publication » de l’avis. « Trois jours francs » signifie, en pratique, que l’on compte des jours complets, ce qui rend la datation et la preuve d’envoi particulièrement importantes. Deuxième notion : certaines créances peuvent devoir être déclarées auprès de Galian dans un délai de trois mois à compter de l’insertion. À ce stade, ne confondez pas les démarches : déclaration au liquidateur d’un côté, démarche auprès du garant de l’autre, avec des délais distincts. Avant d’arbitrer, posez vos dates, conservez vos preuves et évitez d’envoyer un dossier incomplet « pour gagner du temps » : on perd souvent plus ensuite à corriger qu’à constituer proprement dès le départ.
Immocitiz, c’était quoi côté offre : le « clé en main » et les zones où se cachent les frictions
Pour comparer avec d’autres solutions d’investissement locatif, il faut décomposer l’offre, sans se laisser hypnotiser par le terme « clé en main ». Immocitiz mettait en avant une chaîne opérationnelle complète : sourcing off-market, optimisation architecte, suivi de chantier, ameublement, location et gestion locative. Autrement dit, une promesse de parcours simplifié pour l’investisseur, avec une exécution pilotée.
Un point structurel est à connaître : l’existence d’une filiale travaux , Créacitiz. Dans un projet bien cadré, l’intégration des travaux peut être confortable, mais elle pose aussi des questions très concrètes : qui facture, qui encaisse, qui assure, et comment vous arbitrez un désaccord sur un délai, une malfaçon ou un surcoût. J’ai vu plus d’une fois, dans des projets immobiliers, que l’essentiel ne se jouait pas sur la couleur des finitions, mais sur la capacité à documenter un chantier et à verrouiller les conditions de modification. C’est rarement spectaculaire, mais c’est ce qui protège votre budget et votre calendrier.
Enfin, Immocitiz indiquait une part d’activité autour de 10 % sur la transformation de locaux commerciaux en logements. Pour un investisseur, cela rappelle une réalité simple : plus l’opération est technique, plus le pilotage et la maîtrise des coûts deviennent déterminants pour la rentabilité nette, et plus les responsabilités doivent être claires sur le papier.
Tarifs et rentabilité annoncée : raisonner en « coût complet » avant de comparer
Sur le papier, l’option peut sembler séduisante si l’on ne regarde qu’un rendement annoncé. Immocitiz affichait des honoraires de 7,7 % sur le global du projet (prix d’achat, travaux, notaire), avec un minimum de 7 000 €. Côté promesse de performance, les rendements revendiqués se situent entre 6 % et 10 % net selon certains supports, et ailleurs « toujours supérieur à 5 % » et « généralement compris entre 5 et 10 % ». Un rendement moyen annoncé à rendement moyen annoncé à 5,5 % net.
Là où je vous invite à être très méthodique, c’est sur la comparaison « à périmètre constant ». Deux offres peuvent afficher un rendement net proche tout en ayant des structures de frais très différentes. Certains intermédiaires peuvent porter des marges ou commissions de 10 % à 15 % du prix du bien. Cela ne dit pas qu’une option est « bonne » ou « mauvaise » en soi, mais cela impose de remettre chaque chiffre à sa place : qui prend quoi, à quel moment, et avec quel niveau de service réellement délivré.
| Élément à comparer | Repère chiffré associé | Ce que cela change en pratique |
|---|---|---|
| Honoraires | 7,7 % du global du projet, minimum 7 000 € | Impact direct sur le coût complet et donc sur le cash-flow et la rentabilité nette. |
| Rendements mis en avant | Entre 5 % et 10 % net selon les supports, exemple 5,5 % net | À confronter à vos hypothèses réelles (loyer, charges, vacance, travaux, financement). |
| Marge d’intermédiaires (repère marché) | 10 % à 15 % du prix du bien | Utile pour situer une offre, à condition de comparer des périmètres identiques. |
| Travaux : repère de coût | 700 € / m² rénové déclaré, vs 1 000 € / m² « habituellement » | Si l’écart se confirme, il peut améliorer l’équation. S’il dérive, il dégrade rapidement la rentabilité. |
| Qualité perçue côté filiale travaux | Créacitiz : 40 % d’avis négatifs sur Google Review | Signal de vigilance sur délais, SAV, qualité et surcoûts possibles. |
Chiffres d’activité et lecture financière : des repères, pas une garantie
Immocitiz revendiquait plus de 2 000 projets, environ 600 investisseurs particuliers et environ 50 prescripteurs ou gestionnaires partenaires, avec plus de 390 M€ d’actifs déclarés. Le chiffre d’affaires transaction déclaré (hors rénovation et gestion) est de 1,5 M€. Ce sont des indicateurs de volume, utiles pour situer une activité, mais ils ne remplacent pas un raisonnement de risque sur votre opération à vous.
Quelques métriques financières isolées étaient également disponibles : trésorerie 264 000,00 €, endettement 448 100,00 €, et une capacité de remboursement affichée à 96,30 ans. Un chiffre de capacité de remboursement aussi élevé se lit comme un possible signal de tension. À l’inverse, un taux d’intérêt moyen apparent à 0,48 % n’est pas une promesse en soi, car son interprétation est limitée sans contexte complet. L’idée n’est pas de faire de la finance de salle de marché, mais de garder une discipline simple : un bon plan en apparence peut perdre de son intérêt une fois tous les frais intégrés et la solidité opérationnelle questionnée.

Zones couvertes et travaux : ce qu’il faut regarder si vous comparez des projets
Des villes étaient proposées comme Paris, Le Havre, Lille, Valenciennes, Nantes et Bordeaux. Ce type de liste est utile pour comprendre le positionnement, mais, à budget égal, le confort d’usage et la tenue des chiffres viennent souvent de détails plus terre à terre : état initial du bien, niveau de rénovation, délais réels, et capacité à relouer sans friction.
Côté travaux, un repère mis en avant est un prix moyen au m² rénové déclaré à 700 € / m², comparé à 1 000 € / m² « habituellement ». Si vous avez déjà piloté un chantier, vous savez que le coût affiché n’est qu’un début. Ce qui compte, c’est ce que couvre exactement ce montant, comment sont gérés les avenants, et qui porte le risque des surprises. C’est précisément le genre de point où la lecture « clé en main » doit redevenir très contractuelle et très factuelle.
Si vous aviez un projet Immocitiz en cours ou récent : une méthode simple, sans s’éparpiller
Face à une liquidation judiciaire, l’enjeu est de transformer votre stress en liste d’actions ordonnée. J’insiste sur l’ordre : vous gagnerez plus en sécurisant d’abord les preuves et les fonds qu’en multipliant les relances tous azimuts.
- Clarifiez votre situation : mandat de recherche, devis travaux, acompte versé, chantier en cours, bien déjà loué, gestion locative en place.
- Rassemblez les preuves : contrats, devis, factures, preuves de paiement, échanges e-mail, Kbis, attestations d’assurance, PV de réception, situation de chantier.
- Posez le calendrier : deux mois pour la déclaration de créances à compter de la publication au BODACC, et trois mois à compter de l’insertion pour les créances à déclarer auprès de Galian si cela vous concerne.
- Identifiez où sont les fonds : notaire (séquestre), entreprise, autre circuit. C’est une question très concrète, et elle conditionne la suite.
Ensuite seulement, organisez vos échanges. Des modèles d’e-mails existent pour cadrer des demandes à la banque (gel ou déblocage de fonds, assurance emprunteur), au notaire (séquestre, actes), aux locataires (coordonnées du nouveau gestionnaire, quittancement) et aux artisans (continuité ou arrêt du chantier). Gardez une trace de tout. Une anecdote très « vraie vie » : sur un dossier, ce n’est pas l’absence d’information qui a bloqué, c’est un virement impossible à rattacher faute d’intitulé et de pièce jointe conservée. Une capture, un PDF, un mail bien archivé auraient évité des semaines de flottement.
Enfin, si vous investissez ou réinvestissez, gardez une marge de sécurité. Une réserve financière recommandée dans le secteur consiste à viser l’équivalent de six mois de loyers comme amortisseur en cas de vacance ou de surcoûts. Ce n’est pas glamour, mais c’est souvent ce qui rend le logement durablement viable.
Vigilances utiles si vous comparez le « clé en main » à d’autres options
Même si votre question de départ est Immocitiz, beaucoup de lecteurs cherchent surtout à décider quoi faire ensuite. Tout dépend du niveau de contrainte du bien et de votre temps disponible. Vous pouvez rester sur une plateforme clé en main, passer par un chasseur immobilier avec des artisans, déléguer seulement les travaux ou seulement la gestion, ou basculer vers une gestion autonome. L’objectif n’est pas seulement d’acheter ou de rénover, mais de sécuriser le coût complet, l’usage et l’entretien.
Quand je compare une solution « clé en main », je regarde d’abord qui porte le risque des travaux, qui encaisse quoi, et à quel moment. Le reste, ce sont des finitions.
- Honoraires et structure : 7,7 % sur le global avec minimum 7 000 €, et la manière dont cela se répercute sur la rentabilité nette.
- Écart entre rendement affiché et hypothèses réelles : les rendements annoncés entre 5 % et 10 % net (exemple 5,5 % net) doivent tenir face à vos charges, votre vacance et votre financement.
- Exécution des travaux : la dépendance à une filiale travaux et les retours disponibles (Créacitiz avec 40 % d’avis négatifs) appellent une vérification renforcée sur délais, SAV et qualité.
Si vous êtes en phase de décision, mieux vaut raisonner par étapes : d’abord les canaux officiels et les identifiants, ensuite la situation judiciaire et les délais, puis seulement les arbitrages économiques. C’est ce séquencement qui évite de mélanger une question de rentabilité avec une question de procédure, et qui vous redonne de la maîtrise sur votre investissement immobilier.